Depuis 2019, la loi Egalim a mis en place une expérimentation sur l’obligation d’au moins un repas végétarien par semaine en restauration collective hors foyer. Alors que la convention citoyenne souhaite l’inscrire de façon pérenne dans la loi, l’association des maires de France a lancé une enquête une enquête au niveau des collectivités, avec pour objectif d’effectuer un premier bilan de cette expérimentation, et de mieux appréhender les capacités et les difficultés des acteurs à faire face à cette nouvelle exigence.
L’expérimentation est aujourd’hui mise en place par 89% des collectivités répondantes et génère 53% de difficultés pour celles-ci. Sur les 3000 communes ayant répondu à cette enquête, les trois quarts des collectivités ne souhaitent pas pérenniser l’obligation d’un menu végétarien par semaine, ni son renforcement, mais préfèreraient que des recommandations leur soit mises à disposition. L’enquête montre que sur les communes l’ayant mise en place, 37% constatent une hausse du gaspillage alimentaire, 31% évoquent des difficultés de mise en œuvre liées à plusieurs motifs : composition et diversité des repas (40%), formation du personnel (19%), coût supplémentaire (17%), réorganisation de la préparation des repas (13%), réticence du personnel (11%).

