La santé mentale et le bien-être au travail ont trop longtemps été tabous dans le monde agricole.
Aujourd’hui la parole se libère et le sujet est pris au sérieux.
Réunis à l’occasion de la Journée nationale du mal-être en agriculture, les acteurs de la profession ont fait un constat : la fragilité progresse, mais la mobilisation aussi !
Ainsi, la FNSEA et les JA, aux côtés des Chambres d’agriculture, de la MSA, de La Coopération Agricole, de Groupama et du Crédit Agricole, lancent et soutiennent des dispositifs de prévention et d’accompagnement concrets destinés aux exploitants en difficulté.
Déjà, les cellules Réagir pilotées par les Chambres d’agriculture, qui ont pour vocation d’accompagner les exploitants agricoles confrontés à des difficultés, qu’elles soient économiques, humaines ou psychologiques, et de prévenir l’aggravation des situations à risque.
Il existe également l’aide au répit administratif proposé par la MSA qui permet aux exploitants de recevoir un soutien administratif sans reste à charge. Les exploitants agricoles peuvent également contacter le service de remplacement et se faire remplacer sur l’exploitation pour une durée de 14 à 28 jours aux frais exclusifs de la MSA. Pour cela, il suffit simplement de contacter un travailleur social de la MSA et d’obtenir un accord de prise en charge. Dès la réception de l’accord, le service de remplacement s’occupe de toutes les formalités pour mettre un salarié à disposition.
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter votre FDSEA77 au 01 64 79 30 97 ou la Chambre d’agriculture.
Mais le combat pour la santé mentale ne se limite pas qu’à ça !
La FNSEA exhorte les pouvoirs publics à simplifier les démarches administratives et l’accès aux aides afin de réduire la pression qui pèse au quotidien sur les exploitants.
Soutenir celles et ceux qui nous nourrissent, c’est aussi prendre soin de leur santé mentale !
« Accompagner les agriculteurs lorsqu’ils traversent des moments difficiles, c’est un devoir essentiel. Être à leurs côtés, les écouter, les soutenir, c’est refuser que la difficulté et l’isolement prennent le dessus. Ne laisser personne au bord du chemin, c’est faire le choix de la solidarité, de la dignité et de l’humain avant tout » – Luc Smessaert, Vice-Président de la FNSEA.

