Arrêté ESOD : répondez à la consultation du public

chasse et degats de gibiers

Les espèces susceptibles de causer des dégâts (ESOD) sont classées en trois groupes. Les espèces du groupe 1 font l’objet d’un classement national automatique puisqu’elles sont considérées comme espèces envahissantes. Le groupe 2 fait l’objet d’un classement triennal et le groupe 3 (sanglier, lapin, pigeon ramier) fait l’objet d’un classement annuel départemental.

Ainsi, tous les trois ans, le ministère propose un arrêté cadre national qui définit les conditions de destruction et la liste des nuisibles du groupe 2 (belette, fouine, martre, renard, corbeau freux, corneille noire, la pie bavarde, geai des chênes et l’étourneau sansonnet).

Pour chaque département, une liste des espèces susceptibles d’appartenir aux ESOD est proposée à partir des remontées des exploitants et des chasseurs après avis de la commission départementale de la chasse.

Pour la Seine-et-Marne, les remontées chiffrées et le travail avec les chasseurs ont permis de classer le renard, la fouine, le corbeau freux, la corneille noire et la pie bavarde.

Pour autant, ce n’est pas la dernière étape puisque le projet d’arrêté est soumis à consultation du public.

Nous vous demandons de prendre 5 mn pour répondre à celle-ci en cliquant sur https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-pris-pour-l-application-de-l-a2864.html

N’hésitez pas justifier de vos propres dégâts sur vos cultures, sur vos oiseaux ou d’autres dégâts sur la faune sauvage. Certains oiseaux nicheurs au sol comme les busards paient un lourd tribut à cause des renards et des corneilles.

Sans votre réponse, la prise de l’arrêté sera fragilisée au regard de la mobilisation des « anti » et des associations environnementales qui, nous en sommes sûrs, ne manquerons pas d’attaquer les arrêtés devant les tribunaux. Leurs objectifs sont clairs et affichés – supprimer la classification des ESOD et remettre en cause nos moyens de production.

Contrairement aux propos de nos détracteurs, le classement ESOD n’est pas un permis d’éradication. Mais, c’est un outil supplémentaire pour gérer les dégâts et protéger nos cultures.

N’oubliez pas qu’il y a plusieurs façons d’être proactif syndicalement. Il est indispensable de signer les pétitions ou les consultations publiques mais aussi nous pouvons aussi refuser chez nous les associations, au double discours, qui ne cessent pas de nous mettre des contraintes par leurs prises de position contre notre profession et la ruralité en générale.

Comptant sur vous !

Philippe Girardot, président de la commission faune sauvage de la FDSEA77

Franck Sendron, représentant la chambre d’Agriculture

Benjamin Berthelot, représentant JA77