Nuisibles : des données nécessaires et utilisées pour maintenir le caractère nuisible de certaines espèces.

chasse et degats de gibiers

Chaque année, nous vous sollicitons pour obtenir les données sur les dégâts causés aux cultures. Les chiffres sont essentiels pour maintenir le statut nuisible de certaines espèces. Ils sont compilés et permettent d’étayer les demandes de la profession agricole et des chasseurs afin de minimiser les recours de certaines associations dites « écologiques » devant les tribunaux.

Pour le pigeon, en moins de 10 ans, nous sommes passés d’une centaine d’hectares détruits à près de 1200 ha. 113 agriculteurs nous ont fait remonter ces informations. Nous savons que nous sommes loin de la réalité mais cette évolution confirme l’impact grandissant de l’espèce sur les cultures agricoles.

Le fait de maintenir un animal dans la liste des nuisibles permet aux détenteurs du droit de chasse ou à l’agriculteur de protéger les cultures. Ainsi, un peu moins de 300 déclarations et autorisations de destruction ont été octroyées sur la campagne 2019-2020 pour un prélèvement total de 9 500 oiseaux.

Loin de remettre en cause la pérennité de Columba palumbus, ces prélèvements permettent d’amoindrir les dégâts et protéger de leur bec les cultures sensibles.

Compte-tenu de la répartition géographique des dégâts, de leurs volumes et des sommes déclarées, 420 000 €, la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage a proposé au Préfet la reconduction du classement d’espèce susceptible d’occasionner des dégâts (ESOD).

Pour les corbeaux et les corneilles noires, les dégâts sont tous aussi impressionnants puisque sur l’année, 120 agriculteurs nous ont signalé des dégâts pour un volume financier de plus de 625 000 € et 1 305 ha détruits ou endommagés.

Les demandes de destruction en ligne

Afin d’accélérer les procédures, la DDT77 a mis en place une procédure dématérialisée pour déclarer et solliciter les autorisations de destruction.

Cette démarche informatique permet de gagner du temps afin de protéger les cultures.

Les liens sont accessibles sur le site Extranet de la Fdsea77 et sur le site de la préfecture.

Que faire si je n’ai pas de chasseur ?

Dans la mesure où une association de cynégétique chasse sur vos parcelles, contactez les pour obtenir des chasseurs et demandez-leurs leur numéro de permis de chasse.

Si aucun chasseur de votre « communale » ne se manifeste, n’hésitez pas à contacter la fédération des chasseurs. Dans la mesure de leur possibilité, ils essaieront de vous trouver des chasseurs afin de protéger vos cultures. Il conviendra alors de définir les modalités d’intervention.

Des statuts précaires faute de remontée

Face aux saisines récurrentes des tribunaux par diverses associations et des demandes de dommages et intérêts, les préfets sont de moins en moins enclins à solliciter le classement nuisible des espèces. Certains départements ont perdu le corbeau freux, d’autres la pie, d’autres la martre. Le statut nuisible du renard est, lui, de plus en plus contesté.

Le dénominateur commun à tous ces déclassements, le manque de retour de données.

Nous savons que nous vous demandons beaucoup de réponses à des enquêtes diverses et variées. Certaines sont essentielles pour la défense de la profession, les enquêtes nuisibles font partie des remontées dont nous avons besoin.

Aussi, répondez aux sollicitations de la Fdsea77 et des JA77. N’hésitez pas à nous faire parvenir des photos de dégâts de fouine ou de renard dans un poulailler. N’hésitez pas à nous faire remonter les dégâts de blaireaux.

Vous pourrez toujours compter sur notre action pour défendre ces dossiers mais nous avons besoin de vous pour nous appuyer dans nos démarches.

Philippe Girardot, président de la commission faune sauvage de la FDSEA77

En chiffres sur l’année 2020