Quelques infos sur le tir au 1er juin, les cultures à haute valeur ajoutée

chasse et degats de gibiers

Courrier de Mr Philippe GIRARDOT

Notre président, Samuel Vandaele, a adressé un courrier au président de la FDC77, le 2 mai 2025, afin de formuler des propositions concrètes et constructives visant à une régulation efficace des populations de sangliers en zone agricole.

En l’absence de réponse, la FDC77 a adressé à certains agriculteurs une nouvelle facture de 130 € pour l’obtention d’un arrêté de tir du sanglier au 1er juin 2025, dans le but de protéger les cultures.

Cet acte constitue une nouvelle provocation de la FDC77, dans la mesure où il s’agit d’un arrêté départemental délivré gratuitement par la DDT77.

Vous trouverez, en cliquant sur le lien suivants les arrêtés de tir en question, ce qui vous évitera de céder à ce racket déguisé sous la forme d’une taxe : https://devfdsea.nexevasolutions.com/extranet/extranet-chasse-degats-de-gibier/les-arretes-de-tir-du-sanglier-au-1er-juin-sont-parus/

Nous vous rappelons également que, depuis le 1er mars, la pose du bouton n’est plus obligatoire pour le tir du sanglier.

La nécessité de solliciter les associations de chasse ou de procéder à des tirs de protection

Plutôt que d’agir pour obtenir de ses adhérents une régulation effective de l’espèce, la FDC77 a engagé une politique massive de non-paiement des dégâts de grand gibier, notamment à travers des abattements injustifiés appliqués aux dossiers de dédommagement.

Nous vous recommandons donc de solliciter par mail ou par courrier (afin de conserver une preuve) vos chasseurs ou votre association de chasse pour qu’ils interviennent sur votre territoire.

Si vous êtes détenteur d’un territoire de chasse, nous vous invitons à sortir, à prélever des sangliers en plaine et, surtout, à les déclarer sur votre compte via le portail de la FDC77.

Il ne doit plus y avoir de sangliers en plaine. Nous devons tout mettre en œuvre durant cette période, où la pose de boutons n’est pas requise.

La déclaration des sangliers prélevés est capitale pour éviter les abattements. Certains agriculteurs se sont vus proposer des abattements sous prétexte que la FDC77 n’avait pas « connaissance » des actions de protection menées ni du nombre de sangliers tirés.

Au-delà de la frustration d’un abattement pour un motif fallacieux, cela provoque des retards de paiement des indemnisations, et vous oblige à vous justifier inutilement auprès de la FDC77.

Cultures à haute valeur ajoutée

Des agriculteurs reçoivent actuellement des courriers leur signifiant l’obligation de protéger certaines cultures dites « à haute valeur ajoutée ». Il s’agit, en réalité, d’un préalable à la mise en place d’un abattement futur.

Que disent les textes ?

Pour une culture à haute valeur ajoutée (maraîchage, vigne en implantation durant les deux premières années, petits fruits rouges, sapins de Noël, pépinières, ou toute autre culture ajoutée par la commission départementale d’indemnisation), l’agriculteur est tenu d’informer la FDC77 de l’implantation de cette culture.

Sans déclaration, la FDC77 est en droit d’appliquer un abattement de 15 à 50 % la première année et de 50 à 78 % dès la deuxième année.

⚠️ La liste est claire et figée en Seine-et-Marne : elle se limite aux cultures mentionnées dans la liste nationale.

Les pommes de terre n’entrent pas dans ce champ, mais les salades, oui. Il convient donc de prévenir la FDC77 et de mettre en place des moyens de protection pour ces dernières.


Conclusion

Faute d’agir là où les sangliers prolifèrent et gangrènent l’ensemble du département, la FDC77 a choisi de sauver son budget dégâts en faisant porter la charge aux agriculteurs. Nous ne pouvons pas accepter cette situation. Il est impératif de faire front commun.

Pour cela, nous vous proposons de :

  • déclarer systématiquement tout dégât auprès de la FDC77,
  • demander systématiquement des moyens de protection à l’administrateur de secteur,
  • refuser tout abattement,
  • et exiger le paiement de vos dossiers de dégâts dans un délai raisonnable.

Restant à votre disposition,

Syndicalement,
Philippe Girardot
Président de la commission faune sauvage