La journée de solidarité consiste pour les salariés en un jour de travail supplémentaire et destinée au financement par l’Etat d’actions en faveur des personnes en situation de handicap ou des personnes âgées. Cette journée ne donne pas lieu à une rémunération supplémentaire.
Dans bon nombre d’entreprises, cette journée est fixée au lundi de Pentecôte, le 24 mai pour cette année. Dès lors cette journée aura pu être travaillée sans indemnité de jour férié travaillé ou bien le salarié aura pu faire le choix de prendre une journée de congé ou de RTT.
A défaut d’accord collectif sur la question de la journée de solidarité, l’employeur peut pour rappel définir unilatéralement les modalités d’accomplissement de la journée de solidarité (après consultation pour avis du comité social et économique, s’il existe).
Pas d’inquiétude cependant si vous avez oublié de décompter cette journée le 24 mai dernier. La journée de solidarité peut être placée sur un autre jour férié (autre que le 1er mai), comme par exemple le 14 juillet ou le 11 novembre.
Par conséquent, si l’employeur décide de ne pas faire travailler son ou ses salariés le lundi de pentecôte, ce dernier redevient un jour férié chômé comme un autre. Si l’employeur choisit un autre jour férié que le lundi de pentecôte en guise de journée de solidarité mais qu’il fait quand même travailler son ou ses salariés le lundi de pentecôte, ce dernier redevient donc un jour férié travaillé comme un autre (avec les indemnités afférentes).
Le mieux, semble-t-il, est de privilégier la discussion avec son ou ses salariés afin que les modalités d’accomplissement de cette journée de solidarité soient claires pour tous sur l’exploitation (journée de solidarité : Le lundi de pentecôte ? Un autre jour férié ? Un jour RTT travaillé ? 7 heures travaillées, alors que précédemment non travaillées, et égrainées sur l’année ? etc …). Cela n’empêche pas l’employeur de décider en dernier lieu et, en plus, cela permettra d’éviter d’éventuels conflits.
Enfin, si le salarié décide de ne pas travailler la journée de solidarité – préalablement et expressément fixée par l’employeur – quelle qu’elle soit, 3 solutions parmi d’autres :
- Il ne demande pas l’accord de l’employeur, c’est alors une absence non justifiée et non rémunérée.
- Il demande l’autorisation de l’employeur, c’est alors une absence autorisée non rémunérée.
- Il pose une journée de congés payés dans les conditions habituelles.

