La journée de solidarité

La journée de solidarité est une journée supplémentaire de travail pour le salarié. En 2026, la journée de la solidarité est fixée au 25 mai. Toutefois, les employeurs peuvent choisir de la fixer à une autre date.

Elle est destinée à financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées.

Les modalités d’accomplissement de cette journée sont fixées par accord collectif. A défaut, elles sont fixées par l’employeur, après consultation du CSE s’il existe.

  • Les salariés concernés

La journée de solidarité concerne tous les salariés, même les mineurs. Toutefois, pour ces derniers, il faut tenir compte des règles régissant le travail des mineurs.

Cette journée s’impose aux salariés, qui ne peuvent pas refuser de l’effectuer sous peine de s’exposer à des sanctions disciplinaires.

Attention, les salariés à temps partiel peuvent refuser d’effectuer la journée de solidarité si la date est incompatible avec des obligations familiales impérieuses, le suivi d’un enseignement scolaire ou supérieur ou une période d’activité auprès d’un autre employeur. Dans ce cas, le refus du salarié est justifié et ne peut constituer un motif de licenciement.

  • Une absence de rémunération

Pour cette journée de travail supplémentaire, les salariés ne perçoivent pas de rémunération et les employeurs doivent verser une contribution de 0.30% sur l’ensemble des salaires bruts.

Pour les salariés mensualisés, cette journée de travail supplémentaire ne donne pas lieu à rémunération dans la limite de 7 heures.

Pour les salariés en forfait jour, cette journée de travail supplémentaire ne donne pas lieu à rémunération dans la limite de la valeur d’une journée de travail.

Pour les salariés à temps partiel hebdomadaire, la limite de 7 heures est réduite proportionnellement à la durée contractuelle. Par exemple, si un salarié effectue 20 heures par semaine, la journée de solidarité correspondrait à 4 heures. Le calcul à effectuer est le suivant : 7 heures x nombre d’heures contractuelles/ 35 heures.

Pour les salariés à temps partiel mensuel, il faut se référer à la durée hebdomadaire moyenne en divisant la durée du travail mensuel par 4,33 (nombre de semaines moyennes par mois).

Il convient de noter que, pour les salariés à temps partiel, les heures effectuées lors de la journée de solidarité ne s’imputent pas sur le contingent annuel d’heures supplémentaires ni sur le nombre d’heures complémentaires prévu au contrat de travail. De plus, elles ne donnent pas lieu à contrepartie obligatoire sous forme de repos.

Le cas d’un salarié ayant déjà effectué la journée de solidarité

Attention, si votre salarié est nouveau au sein de l’entreprise et qu’il a déjà effectué la journée de solidarité auprès d’un autre employeur, les heures travaillées :

  • Sont rémunérées ;
  • S’imputent sur le contingent annuel d’heures supplémentaires ou complémentaires prévu au contrat de travail ;
  • Donnent lieu à contrepartie obligatoire sous forme de repos.

Pour finir, le salarié est en droit de refuser d’effectuer cette journée de travail supplémentaire.