La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a créé un congé supplémentaire de naissance. Les objectifs sont de :
- Relancer la natalité en France ;
- Favoriser la conciliation entre la vie familiale et professionnelle ;
- Permettre une plus grande égalité entre les femmes et les hommes.
À quoi correspond ce congé ?
Le congé supplémentaire de naissance est un congé indemnisé intervenant en plus du congé paternité, maternité, d’accueil d’un enfant ou d’adoption.
Sa durée est d’un ou deux mois. Chaque parent peut le prendre simultanément ou en alternance. De plus, il sera fractionnable en deux périodes d’un mois.
Quel délai pour en bénéficier ?
Le congé supplémentaire de naissance pourra être pris à compter du 1er juillet 2026.
Si un enfant est né ou arrivé dans le foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 (ou dont la date de naissance était prévue à partir du 1er janvier 2026 mais qui est né prématurément), les parents pourront bénéficier du congé supplémentaire de naissance à compter du 1er juillet 2026, sous réserve de respecter les conditions d’ouverture (des décrets sont à venir sur ces sujets) et jusqu’au 31 mars 2027.
Pour les naissances postérieures au 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance pourra être pris dans les neufs mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant dans le foyer.
Quel délai pour informer l’employeur ?
Le salarié qui souhaite bénéficier du congé supplémentaire de naissance doit informer son employeur dans un délai d’un mois en précisant la date souhaitée du début du congé, sa durée et sa mise en œuvre (congé fractionné ou non).
Ce délai est réduit à 15 jours s’il suit immédiatement le congé de paternité et d’accueil ou d’adoption et qu’il n’est pas possible, compte tenu de la durée de ce premier congé, de respecter le délai de droit commun d’un mois.

