L’Eté dernier, le Ministère de l’agriculture avait lancé une consultation pour identifier les difficultés auxquelles les agricultrices sont confrontées au cours de leurs parcours professionnels.
Les résultats de cette consultation ont enfin été publiés. Ils serviront de base pour concevoir un plan d’action national favorisant la place des femmes en agriculture.
Les résultats en quelques chiffres :
Au total, près de 3400 personnes ont participé à l’enquête.
Environ 70 % des participants affirment qu’il est plus difficile de travailler dans l’agriculture pour une femme que pour un homme.
Un tiers des participants estiment que cela est principalement lié à la parentalité (difficultés à concilier maternité et travail), aux contraintes physiques du métier (matériels non adaptés aux morphologies) ou encore aux difficultés d’installation et de transmission (image de la profession et préjugés).
Concernant la parentalité, les participants pensent que les agricultrices devraient être davantage accompagnées dans leur maternité afin de mieux concilier travail et vie familiale. A ce titre, nous vous rappelons que le service de remplacement permet aux agricultrices d’être remplacées durant leurs congés maternités pour une durée dépendant du nombre d’enfants à charge. Pour en bénéficier, il faut faire une demande d’allocation de remplacement auprès de la MSA au plus tard 30 jours avant la date du terme (une fois le délai dépassé la demande est automatiquement rejetée). A réception de l’accord, le service de remplacement s’occupe de toutes les formalités. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter Sophie LOUVET au 06.72.76.32.97.
Concernant la santé et les conditions de travail, 74 % des participants pensent qu’il faut adapter le matériel agricole aux morphologies des femmes pour réduire la pénibilité au travail.
Concernant l’engagement dans les instances agricoles, 39 % des participants proposent d’introduire des quotas de parité afin d’améliorer la représentativité dans les conseils d’administration. A ce propos, lors de son dernier congrès, la FNSEA a introduit un taux de féminisation de 25 % au sein des Commissions, Conseils d’Administration, etc. Toutefois, il convient de garder à l’esprit que les agricultrices sont avant tout des cheffes d’exploitation.
Concernant le statut des femmes dans l’agriculture, parmi les participants, 60 % affirment qu’il faut créer un dispositif pour accompagner les femmes non déclarées et 59 % affirment qu’il faut promouvoir l’installation des femmes en tant que cheffe d’exploitation pour bénéficier d’une couverture complète.
Enfin, 57 % participants font aussi office d’un certain sexisme dans le milieu, 43 % pensent qu’il faudrait faire évoluer les mentalités et 25 % pensent qu’il faudrait mettre en avant des modèles féminins pour renforcer l’attractivité du métier auprès des femmes
Plus d’informations sur les résultats de l’enquête ci-dessous :

