Protection des busards : « vous avez des devoirs, mais surtout vous avez des droits ! »

Actualités Syndicales

Courrier de Mr Philippe GIRADOT,

Avec le début de l’été, nous voyons réapparaître, dans nos plaines des cortèges de longues-vues à la recherche des nids de busards. Cette année, étant donnée la maturité des grains, il y a fort à parier que la majorité des busards n’auront pas quitté leur nid quand les batteuses seront en action.

Quoi qu’il en soit, vous restez libre d’accepter ou non une cage de protection des nids dans vos champs. Désormais, que ce soit avec des GPS ou des jalons, il est facile de géo localiser un nid dans une parcelle sans y pénétrer. Vous ne pourrez pas être tenu responsable de la prédation qu’exercent les sangliers, renards et autres corvidés sur les nichées de busards.

A aucun moment, vous ne devez subir de pression. Votre liberté d’agir et notre liberté d’entreprendre doivent rester fondamentales.

Les mêmes, qui attaquent les arrêtés de lutte contre les nuisibles ou ESOD, qui limitent les actions de piégeage ou de déterrage au motif que l’impact de ces espèces serait insuffisant et acceptable pour l’activité agricole, souhaitent poser des cages pour éviter la destruction des nichées.

Lorsqu’on admettra que biodiversité ne rime pas avec sanctuarisation, mais au contraire avec régulation, on nous imposera certainement moins de contraintes pour exercer notre travail.

En responsabilité, nous avions engagé un dialogue avec les associations de protection du busard. Nous étions dans une démarche gagnant/gagnant. Cependant, à la suite de l’attaque d’arrêtés visant à protéger nos moyens de production, elles ont fait le choix de rompre ce dialogue.

Nous en tirons la conclusion qu’elles ne respectent pas leurs engagements !

Sachez que de nombreuses démarches de la protection de la faune sont menées – pose de nichoirs pour la chouette chevêche, plantation de haies, semis de couverts favorable à la biodiversité… voilà quelques-unes des actions positives favorables à la biodiversité.

En cas de problème, n’hésitez pas à contacter la FDSEA77 au 01 64 79 31 03.

Philippe GIRARDOT

Conduite à tenir sur les busards :

En préalable, il est indispensable de rappeler que la destruction volontaire d’espèces protégées ou d’habitats protégés est passible de pénalités sur vos aides PAC voire de poursuites pénales.

Pour les busards, cela signifie qu’une destruction accidentelle de nichée lors de la moisson ne peut, à aucun moment, vous être reprochée. En revanche, si un nid a été précisément localisé, si vous avez été destinataire d’une communication particulière et si, volontairement, vous avez détruit une nichée avec votre moissonneuse-batteuse, vous pourrez être tenu pour responsable. Des poursuites pourraient donc être engagées.

Un nid a été localisé dans une de mes parcelles

En tout premier lieu, une parcelle agricole est une propriété privée. Si les personnes peuvent librement circuler sur les chemins publics ou ruraux, à aucun moment elles n’ont le droit de pénétrer dans une parcelle agricole ou sur un chemin d’exploitation privé sans y avoir été invitées.

Si vous avez été prévenu qu’un nid de busard Saint-Martin, des roseaux ou cendré a été identifié dans une de vos parcelles, sachez que sa destruction est strictement prohibée. Vous pouvez accepter :

  • la matérialisation avec des jalons du lieu de la nichée. Lors de la moisson, laissez un carré de 3m par 3m, avec au besoin le déplacement temporaire des oisillons le temps du passage de la moissonneuse.
  • la possibilité de la pose d’une cage par des personnes habilitées à manipuler les espèces protégées.
    La cage n’est absolument pas une obligation, vous pouvez l’accepter ou la refuser. En cas de pression de la part d’associations environnementalistes ou d’agents de l’Etat, nous vous demandons de nous contacter rapidement.

Vous localisez un nid lors de la moisson

Nous vous demandons de laisser un carré de 3m*3m autour du nid afin de vous sécuriser au regard de la réglementation.

Vous constatez la prédation ou la destruction d’un nid

Nous vous demandons de le signaler dans les plus brefs délais à l’adresse suivante : syndicat@devfdsea.nexevasolutions.com en précisant la commune, le nombre d’oiseaux prédatés, ainsi que, si vous avez connaissance, le nombre d’oisillons ou d’œufs présents, ainsi que la nature du nuisible si vous en avez la possibilité (renard, sanglier, corneille, etc.).